C'est un peu un des symboles de la renaissance de la zone commerciale du
Centre-Gare, l'installation en 2005 d'une librairie dans un quartier de plus en plus grignoté par les agences bancaires, les cabinets d'assurance ou les agences immobilaires.
C'est le signe d'une renaissance pour ce quartier mais aussi d'un changement de comportement pour une partie de la population aulnaysienne qui délaissent de plus en plus les grands centres
commerciaux et autres hypermarchés pour revenir aux fondamentaux des commerces de proximité et ainsi bénéficier du contact et des conseils de véritables commerçants.
La librairie Folies d'Encre ne déroge pas à cette tendance. Certes, le fonds n'est pas illimité car la surface du magasin n'est pas extensible mais le choix est déjà assez large pour satisfaire
tous les publics. Et tous les genres littéraires du polar à l'essai historique en passant par les mangas ou la littérature pour enfants y sont représentés.
A défaut, tout à chacun peut commander le ou les ouvrages de son choix que la librairie pourra fournir dans des délais assez brefs. Cette librairie est essentielle pour notre ville car elle
reste une porte ouverte sur l'univers du livre, tous les livres disponibles à la vente. En cela, une librairie est aussi un petit espace de liberté qu'il s'agit de faire vivre.
Le quotidien Le Parisien consacre aussi dans son édition du 22 juin dernier un article :
"Pour un bassin de plus de 250 000 habitants, il y a la Fnac et… Jacques-Etienne Ully. Dans l’artère principale et commerçante d’Aulnay-sous-Bois, il a ouvert Folies
d’encre en 2005. Quatre ans plus tard, les finances sont dans le rouge plusieurs mois de l’année. « On tient en thésaurisant les cinq mois qui marchent bien pour tenir le reste de l’année »,
dit-il.
La clientèle : des femmes à 80 %, des moins de 15 ans et des quadras qui parfois viennent de Villeparisis (Seine-et-Marne), parce qu’ils savent qu’ici les commandes arrivent en seulement trois ou
quatre jours.
Si le prix du livre est le même qu’ailleurs, c’est sur les marges que la différence se fait entre les revendeurs. «Appartenir à Folies d’encre nous permet d’être plus forts par rapport aux
distributeurs, explique-t-il. On gagne sur un coup de fil cinq ans de négociations commerciales ! On se bat pour la qualité », confie Jacques-Etienne Ully, en saluant Jean-Marie Ozanne, géniteur
de ce réseau, qui lui a mis le pied à l’étrier. Le plus compliqué ? « Trouver un endroit viable et un loyer sans trop de charges », poursuit-il. A cette époque, la mairie encourage mais n’aide
pas. L’Adelc (Association pour le développement de la librairie de création) valide et soutient le projet à hauteur de 30 000 €. La région en a apporté autant pour agrandir le magasin il y a deux
ans, et le Centre national du livre a offert 5 000 € pour des animations en décembre.
Folies d’encre fournit aujourd’hui six établissements scolaires et bibliothèques du secteur qui ont fait le choix de la librairie indépendante. Ici, pas de carte de fidélité. Impossible de perdre
5 % du chiffre d’affaires. « C’est un boulot ingrat, beaucoup de libraires bossent pour pas grand-chose, 1 100 ou 1 500 € par mois », assure-t-il. "
Retrouvez l'article sur le site du Parisien.
Découvrez le site de présentation de la Librairie Folies d'Encre d'Aulnay-sous-Bois.
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