polémique

Vendredi 16 janvier 2009

Comment expliquer aux électeurs de Seine St Denis dont la population a connu lors de la décennie une des plus fortes augmentations démographiques (+113.536 habitants) qu'ils vont perdre des représentants à l'Assemblée Nationale ?

Cela vous semble irréaliste et pourtant c'est ce qui guette notre département à la lueur des premières discussions parlementaires.
Alain Marleix, Secrétaire d’Etat à l’Intérieur et aux Collectivités Territoriales, auprès de la ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités Territoriales est en charge de ce redécoupage qui semble vouloir s'affranchir de la réalité démographique et de ses évolutions. Pour certaines circonscriptions, on pourrait avoir un député pour moins de 50 000 habitants quand d’autres représentent plus de 180 000 habitants. Le gouvernement n’a eu de cesse de s’affranchir de cette obligation, en maintenant un minimum de deux députés pour chaque département quel que soit leur population, en affirmant sa volonté d’avoir un député minimum par collectivité d’outre mer y compris lorsque celles-ci comme St Martin ont moins de 10 000 habitants.

En choisissant cette logique le gouvernement a mis en cause un principe fondamental de notre constitution celui de l’égalité devant le suffrage universel. Le Conseil constitutionnel vient de le rappeler en censurant ou en formulant des réserves d’interprétation sur les dispositions qui permettait de contourner la contrainte démographique.


La décision du conseil constitutionnel
est un message clair, le redécoupage doit permettre d’améliorer l’égalité devant le suffrage et non par des manœuvres politiciennes de limiter les possibilités d’alternance.

Plus que jamais, les aulnaysiens et les séquano-dyonisiens ont le droit d'être représentés de manière équitable au parlement.

Par Bernard Joseph
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Lundi 1 décembre 2008

L'actualité et en particulier celle de la blogosphère aulnaysienne nous oblige à revenir sur ce sujet délicat et sur l'élaboration de cet article.

 

● Cet article a été rédigé le 22 novembre dernier suite à la publication le 21 novembre 2008 sur le site de "Réussir l'avenir ensemble" du texte intitullé "Les Vacances de monsieur Laouedj". Comme vous le savez, nous ne sommes pas contre la critique politique et une certaine dérision dans la mesure où elle respecte certaines règles. Nous ne sommes pas non plus contre la critique à notre encontre. Les commentaires sur notre blog sont nombreux et certains de nos lecteurs n'hésitent pas à nous balancer de bonnes réparties.

Notre propos se bornait à critiquer le ton général du texte, l'attaque inacceptable sur les origines d'un homme et les attaques sur une communauté très présente et active sur Aulnay.

Notre seul tord a sans doute été de connaître des concitoyens originaires ou dont les parents étaient originaires de Ghazaouet et de sa région. Nous avons en effet essayé de connaître et de comprendre leur perception du texte incriminé. Après relecture et consultation d'un avocat, notre texte n'est sorti que le mercredi 26 décembre, le premier sur la blogosphère aulnaysienne.

 

● A la publication de notre article, nous avons eu des réactions diverses tant sur le texte de "Réussir l'avenir ensemble" que sur notre article. Cependant, ce qui a été le plus surprenant est le fait que le texte n'ait pas été aussitôt retiré sur le site des élus de droite.

 

● Les premières attaques à l'encontre d'Aulnay Autrement sont venus du site des Radicaux Valoisiens (parti de droite associé à l'UMP dont le dirigeant local est Jacques Chaussat) avec un article intitullé "À Aulnay, la Gauche agite le péril extrémiste et le chiffon victimaire". Cet article assez vindicatif s'attaque au début à l'actuel équipe municipale qualifiée de gauche caviar prêtes à tout pour l'emporter avant de s'attaquer à Aulnay Autrement accusée d'attiser les tensions ethniques ! Extrait  de ce texte : "Par sa démonstration nauséabonde, l’objectif de l'essayiste de la blogobulle autrement socialiste est d’attiser les tensions ethniques. Cette courageuse rédaction éditoriale et militante est désormais defait et démasquée par sa volonté de transformer un film «boulet» en outil de victimisation." Avis à tous ceux qui se sentent outrés et blessés par la prose de "Réussir l'avenir ensemble" : vous n'êtes que des manipulateurs de gauche !

La seconde partie est destinée beaucoup destinée plus à Gérard Gaudron car il s'agit d'un règlement de compte sur la dernière compagne municipale menée par le droite ("L’affaire des Assedic", "Le rejet par les aulnaysiens de la liste municipale"«Réussir l’Avenir Ensemble»", "L’image négative véhiculée par cette même liste", "Une gestion de campagne municipale désastreuse"...

Mais nulle dénonciation dudit texte.

● Ce matin, c'est au tour de Monaulnay.com sous la plume d'Hervé Suaudeau de s'attaquer à Aulnay Autrement suggérant que notre prose est directement rédigée par le propre cabinet de Gérard Ségura ! Désolé pour toi Hervé (que nous respectons pour ton important travail sur Monaulnay.com), mais tu es à côte de la plaque. Gérard Ségura et son cabinet ont sans doute des choses plus importantes à faire que de rédiger les articles d'Aulnay Autrement. Nous t'avions bien suggéré de te méfier de certains de tes informateurs "bien attentionnés"...

 

● Nous réfutons bien sûr l'idée de faire de cette affaire un contre-feu aux attaques politiques proférées à l'encontre monsieur Ahmed Laouedj. Car a en croire la droite, tout cela ne serait qu'un complot de gauche dirigé par Gérard Ségura ! 

Imaginez l'équipe municipale donnant des instructions à Mohammed Bensaber et à la section LCR-NPA.

 

● Ce qui est navrant c'est qu'encore une fois, la droite aulnaysienne ne sort pas grandie de cette affaire.

Le plus simple pour monsieur Gérard Gaudron aurait été de botter en touche, c'est à dire suspendre immédiatement l'article sur "Réussir l'avenir ensemble" et présenter des excuses.

Au lieu de cela, il a maintenu l'article pendant 8 jours pour finalement le retirer ce matin sous la pression médiatique. Comme dans l'affaire des Assedic, notre maire va encore hurler au complot médiatique.

D'ailleurs, vous aurez soin de noter que sur la toile, une partie de ses soutiens persistent et signent au nom de l'humour, sens de l'humour qui est actuellement une grande tradtion au sein de l'UMP.

Quoiqu'il en soit, Gérard Gaudron devra s'expliquer sur ces propos indignes.

 

Le quota de commentaires concernant le précédent article ayant été dépassé, vous avez la possibilité de réagir sur celui-ci. Ce post reste ouvert aux commentaires et nous demandons aux visiteurs souhaitant réagir de rester courtois et dignes. Merci.

Par Bernard Joseph & Stéphane Legrand
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Samedi 29 novembre 2008

A l'heure de la récession économique et de la baisse du pouvoir d'achat mis à mal par la stagnation des revenus et de la hausse de l'inflation, nos concitoyens sont de plus en plus confrontés par la problème du logement : accession au logement, décohabitation des enfants, hausse des loyers, adaptation de la surface à la composition de la famille, accession à la propriété...

La panne programmée de la construction de logements sociaux et les multiples atteintes à la loi SRU portent atteinte à un droit fondamental, l'accès à un logement. Cela a poussé les ménages les plus solvables vers l'accession à la propriété, option désormais menacée par la remontée des taux et la méfiance des banques. Les ménages les plus précaires, à défaut de l'offre inadéquate du parc social, en sont réduits au mieux à la cohabitation au pire aux marchands de sommeil et autres meublés insalubres

 

Les principes de la loi SRU

La loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbains couramment appelée loi SRU, est un texte qui a modifié en profondeur le droit de l'urbanisme et du logement. Adoptée sous le gouvernement de Lionel Jospin, elle a été publiée au Journal officiel du 14 décembre 2000. Ce texte introduit entre autres mesure la mixité sociale avec obligation d’un pourcentage de 20% de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants (1 500 en Île-de-France) comprises dans une agglomération de plus de 50 000 habitants, comprenant au moins une commune de plus de 15 000 habitants. Cette obligation s'applique au niveau intercommunal lorsqu'un un programme local de l'habitat a été approuvé.
Cette partie de la loi SRU, codifiée à l'article L. 302-5 du Code de la Construction et de l'Habitation (CCH), prévoit toutefois que les communes concernées par l'obligation de réaliser des logements sociaux peuvent s'y soustraire par le paiement d'une taxe annuelle : celle-ci est fixée, selon l'article L.302-7 du CCH, à 20 % du potentiel fiscal par habitant
multiplié le pourcentage de logements sociaux manquant, avec un plafond fixé à 5 % du montant des dépenses réelles de fonctionnement de la commune de l'année précédente.

L'idée générale du texte est donc de favoriser la mixité sociale de manière à ne pas créer des poches de pauvreté et donc à répartir l'effort de logement social sur toutes les communes.


L'utopie idéologique de la France des propriétaires
La France des propriétaires tant voulue par Nicolas Sarkozy ne verra sans doute pas le jour. Alors que le recours aux crédits hypothécaires figure au programme électoral 2007 du leader de l'UMP, en particulier pour les populations les plus économiquement fragiles, la crise dite des « subprimes » reporte aux calendres grecques une telle mesure.

L'idéologie voulue par Sarkozy et portée dans notre ville par Gérard Gaudron n'est qu'une vieille recette éculée des néoconservateurs anglo-saxons (dans notre pays, improprement qualifiés de libéraux). En son temps, Margaret Thatcher avait procédé de manière radicale au démentèlement du parc de logement social, offrant aux occupants de racheter le logement du parc social qu'ils occupaient avec des prêts hypothécaires à taux variable. Ce qui devait arriver arriva. Une simple flambée des taux a jeté dehors ces primo-accédants aux revenus limités. Sauf qu'ils n'ont pu se reloger dans le parc social désormais privatisé. Et c'est cette bonne idée réchauffée qu'on a essayé de nous resservir plus de 20 ans plus tard. L'exemple américain tombe à point pour montrer l'absurdité et la dangerosité d'un tel modèle.

Au niveau local, les cas de grandes copropriétés privées surendettées du nord de la ville aurait dû faire réfléchir notre député ex-maire.


Les Resquilleurs
A côté des communes vertueuses qui respectent la loi (20 % de logement social), il y a les très vertueuses comme Aulnay-sous-Bois qui ne peuvent pas de résoudre à laisser les familles sur le pavé, entre les mains de marchands de sommeil.

 

Il est de notoriété publique que la ville de Neuilly-sur-Seine n'a jamais été en règle en ce qui concerne la proportion légale de HLM qu'une ville doit avoir. Neuilly-sur-Seine compte 3,8% de HLM sans compter d'ailleurs les habitations "populaires" que les riverains refusent de voir louées .. (la jolie rue de la ferme a par exemple des appartements populaires vides car les riverains ont signé une pétition pour empêcher la ville de les louer).
Au titre de la loi, la ville de Neuilly-sur-Seine devrait payer une amende de 2,7 millions d'euros.
et Neuilly-sur-Seine a payé une amende de .. 123000 euros.
Dans un article récent, le Canard Enchaîné a donc demandé à l'administration comment Neuilly sur Seine avait obtenu cette réduction.  L'administration a reconnu avoir ristourné 2.6 millions d'euros ! .. car selon l'administration, le nouveau maire, monsieur Fromentin "fait preuve d'une politique volontariste en matière de production de logement social !!!"
Le canard enchaîné a aussi contacté le ministère du logement pour savoir comment négocier de telles ristournes mais les services de Christine Boutin ont répondu que "rien n'est prévu dans la loi pour conduire une négociation" ...."La commune peut faire appel de l'amende mais elle est d'abord tenue de la payer" ...
La tolérance zéro de notre président semble donc à géométrie variable.

 

La ville du Raincy, 12 000 habitants dont le Maire est le député Eric Raoult depuis 1995, a un taux de logements sociaux inférieur à 5%. Ville voisine de Clichy-sous-Bois, sa population est très sensiblement plus aisée que le reste de la Seine-Saint-Denis.

Le Maire du Raincy est un symbole. Parti en guerre contre la loi SRU, Lors des élections législatives de 2002, la candidat Raoult avait promis la suppression de la loi SRU, puis s’était proposé en septembre 2005 de prendre la tête d’une "coordination pour la diversité urbaine" pour fédérer les maires réfractaires à la construction de logements sociaux. Eric Raoult a l’habitude de s’insurger contre les 976 logements sociaux qu’il doit construire, en oubliant de signaler que la loi lui donne vingt ans pour le faire, ce qui ramène l’exigence à 48 logements par an.

En 2005, Le Raincy a vu son amende augmenter car n’ont été construits que 26% des logements requis en vertu de l’obligation légale de rattrapage sur la période 2002-2004 que lui imposait la loi SRU. Son amende aurait théoriquement dû voir sa pénalité majorée de 74%, mais le préfet décidé de moduler cette majoration à 54%. La facture annuelle acquittée par la ville du Raincy, qui était jusqu’à présent d’environ 148.000 euros, est ainsi passée en 2005 à environ 220.000 euros.

On rappelera que monsieur Éric Raoult est le patron de l'UMP pour la Seine St Denis et le plus important soutien politique de monsieur Gérard Gaudron.

 

La Madonne des Yvelines contre l'Abbé Pierre

L'abbé Pierre, l'indéfectible soutien aux sans-abris et mal-logés, le fondateur d'Emmaüs avait salué la mise en place de la loi SRU. D'ailleurs, cette loi est tellement appréciée des français que la droite n'a osé la supprimer en 2002.

A défaut de supprimer la loi SRU, la droite a décidé de rogner le champ de la loi. Par deux fois en 2006, le député UMP Patrick Ollier a tenté de modifier à la baisse le quota de 20 %.

En juillet 2008, la ministre Christine Boutin a décidé dans son projet de loi d'inclure dans le quota de 20 % l'accession à la propriété. En 2005, Jean-Louis Borloo avait promis la construction de 20 à 30.000 maisons par an à 100.000 euro. En 2007, l'objectif pour 2008 n'était plus que de 800 maisons pour un prix moyen de 120.000 euro, objectif jamais atteint.

Malgré ce fiasco, madame Boutin nous fait la promotion de la maison à 15 euro. Pendant ce temps-là, le dogme de la France des propriétaires bloque la construction de logements sociaux. Et plus le temps passe plus la crise du logement s'aggrave.

L'association de consommateurs CLCV (Consommation, Logement et Cadre de vie) a aussi critiqué cette démarche, estimant que «l'actuelle crise de l'offre de logements nécessite d'atteindre les objectifs fixés par la loi et non d'assouplir celle-ci pour satisfaire la réalité de certains».

 

Moins de logement social, plus de SDF

Aujourd'hui, les SDF meurrent dans la rue. Et le drame, c'est que les structures d'insertion ne peuvent les accueillir faute de places. Les populations qui devraient être réinsérées restent dans ces structures fautes de place dans le parc social.
Pour parer au plus vite, madame Boutin et le gouvernement misent sur l’obligation de déménager pour les locataires d’un logement social qui dépassent les plafonds. Vers quelles logements en cette période de stagnation des revenus et de raréfaction du crédit ?

Le président de la Confédération nationale du logement (CNL), Jean-Pierre Giacomo, estime que la remise en question du maintien dans les lieux est «inacceptable» et n’est pas la réponse adéquate. Il précise que «Personne ne peut croire sérieusement que l’on résoudra la forte demande de logement par l’éviction des locataires dont les revenus dépassent légèrement les plafonds ou ceux dont on considère qu’ils occupent insuffisamment leur logement».

 

Plutôt que de défaire par idéologie la loi SRU, il faudrait au contraire accélérer le mouvement par la réduction de moitié du délai d'application de la loi SRU (aujourd'hui début 2021) et par le triplement des sanctions financières.

Par Bernard Joseph
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Mercredi 26 novembre 2008

Nicolas Sarkozy avait promis en 2007 une droite décomplexée. Dans un article intitullé « Les vacances de Monsieur LAOUEDJ », reussir.lavenir.ensemble.over-blog.com, le site de la droite aulnaysienne, se lâche.

 

L'association Réussir l'Avenir Ensemble est l'association de soutien aux élus UMP d'Aulnay, association fondée par des élus de la même UMP le 21 avril 2008 suite à la défaite de Gérard Gaudron aux élections municipales. Autant dire que Réussir l'Avenir Ensemble n'est pas un groupuscule mais l'association officielle de Gérard Gaudron et de ses colistiers à Aulnay-sous-Bois. Son site est donc la voix de Gérard Gaudron et de ses collistiers à Aulnay-sous-Bois.

 

« Les Vacances de Monsieur LAOUEDJ » aurait pu rester un article gentillet dans la mesure où il critiquait de manière policée l'action du maire-adjoint Ahmed Laouedj, et son action de coopération décentralisée avec la ville algérienne de Ghazaouet. Monsieur Ahmed Laouedj avait profité du dernier conseil municipal pour présenter son projet, son voyage exploratoire et un film sur ce voyage. En démocratie, on est libre de critiquer le projet, le voyage, son coût et la présentation du projet. Là, n'est pas le sujet.

 

Ce qui est scandaleux est la prose utilisée, prose dont nous vous offrons quelques morceaux choisis :

  • «  Mieux vaut blédard que jamais »

  • « Ghazaouet pour des cacahuètes »

  • «  Alger rien fait avec votre argent »

  • « Pas bien ouéj pour Monsieur Laouedj »

  • «  Mal ouéj »

  • «  Honni soit qui Mali pense »

Pour les auteurs de cette basse attaque contre une personne, la première tare de monsieur Ahmed Laouedj est le patronyme, sans doute pas assez français.
Le ton de ce vil pamphlet n'est pas sans rappeler les pires discours de l'extrême droite, similitude qui n'est pas surprenante pour les fins observateurs de la vie politique locale (affaire des croissants et des croix).

Car il faut le dire, la droite aulnaysienne est tellement décomplexée qu'elle n'hésite pas à faire sienne des idéologies les plus nauséabondes. Ce phénomène semble d'ailleurs exacerbé par l'arrivée à la direction de la ville de nombreux élus issus de l'immigration.

 

De multiples réactions outrées nous sont parvenues. Le pamphlet heurte bien sûr les aulnaysiens originaires d'Afrique du Nord dont l'importante communauté venant de Ghazaouet et de sa région. Mais l'indignation dépasse de loin ce cadre très restreint car il concerne tous les citoyens d'Aulnay.

On imagine mal qu'un maire d'une ville comme Aulnay dont les habitants sont d'origines très diverses, de France et d'ailleurs, puisse cautionner ce genre de discours.

Et pourtant, Gérard Gaudron a été le maire (certes non élu au suffrage direct) d'Aulnay-sous-Bois de 2003 à 2008...

 

Note : Ce post est désormais fermé aux commentaires faute de capacité. Nous demandons aux visiteurs souhaitant réagir de le faire sur le post du 1er décembre.

Par L'équipe d'Aulnay Autrement
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Lundi 17 novembre 2008

Il n'est pas besoin de présenter l'affaire liée à la gestion de la M2E, présidée pendant de longues années par Jacques Chaussat.
Jeudi 17 octobre dernier, l'association M2E a déposé une plainte pour abus de confiance car
 trois des plus hauts dirigeants de l’association ayant quitté leur emploi entre le 14 janvier 2008 et le 19 mars 2008 ont bénéficié d’accords transactionnels d’un montant supérieur de plus de 170.000 euros.

En pleine polémique sur les parachutes dorés, ces transactions ont choqué un grand nombre de nos concitoyens, la M2E était une association essentiellement destinée à aider les demandeurs d'emploi.

Jacques Chaussat, ex-président de la M2E, reconnaît dans une interview accordée au Parisien qu'il était parfaitement informé des transactions. Il affirme qu'elles ont été faites « en toute légalité » ajoutant qu' « Il s’agit de transactions classiques, comme il y en a dans toutes les entreprises. Un avocat spécialisé s’en est d’ailleurs occupé. »

Nous rappelons à nos lecteurs que l'un des démissionnaires n'était qu'autre que Stéphane Girard, le directeur de la Maison de l'entreprise et de l'emploi. Dans une interview publiée dans le Parisien le 2  mars 2008, il déclarait : « Ça fait quinze ans que je suis là, j’ai fait beaucoup. Il est temps de changer d’air, et la période était propice. »
Arrivé à Aulnay en juin 1993 comme conseiller de la mission locale, Stéphane Girard avait pris en main la direction de la M2E, lors de sa création, il y a six ans.
Jacques Chaussat se défend donc en estimant que les montants de ces indemnités de départ étaient calculées au mieux des intérêts de la ville et donc tout à fait normales.
D'autres militants de l'UMP d'Aulnay parlent eux de convention collective certes généreuse mais tout à fait normale. Beaucoup d'aulnaysiens et d'acteurs de l'insertion professionnelle aimeraient bien connaître cette convention collective très généreuse à laquelle serait rattachée l'association M2E.

En terme de droit du travail, en cas de licenciement pour motif non économique, l'indemnité légale est égale à 1/10ème du salaire mensuel de référence par année d'ancienneté jusqu'à dix ans, plus au delà de dix ans, 1/15ème du salaire mensuel de référence par année de présence. Si elle est plus avantageuse, l'indemnité conventionnelle peut se substituer à l'indemnité légale.

Or, dans le cas de monsieur Stéphane Girard, nous sommes dans le cadre d'une démission avec accord transactionnel.
Toujours dans le cadre de la législation du travail, cette situation est théoriquement beaucoup moins favorable au démissionnaire que le licenciement. Sauf si le salarié bénéficie de largesses de son ancien employeur dans des cas très précis tels que des clauses de non-concurrence ou de non-divulgation de secret commerciaux ou industriels.

Il faudra bien que monsieur Jacques Chaussat nous explique les raisons pour lesquelles il a couvert ces transactions pour des montants très supérieurs aux usages.

Au delà de la polémique sur les éventuels "parachutes dorés" qu'auraient touché trois des dirrigeants de la M2E, on est en droit de se poser la question de l'action et de l'efficacité de cette M2E dont le financement est essentiellement public que ce soit sous forme de subventions financières que sous la forme d'avantages matériels octroyés par la ville.
Les citoyens, les travailleurs et contribuables d'Aulnay-sous-Bois aimeraient bien connaître les résultats en terme de développement économique, d'installation d'entreprises, de développement de l'emploi et d'insertion de la struture M2E.
En cela, que vous soyez demandeur d'emploi, usager de la M2E ou chef d'entreprise, votre témoignage pourra peut-être nous éclairer.

 

Par Bernard Joseph
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AULNAY AUTREMENT

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